Article de presse

Dr. B. van den Borst et Al, Comprehensive health assessment three months after recovery from acute COVID-19, Oxford University Press for the Infectious Diseases Society of America, publication acceptée mais encore non publiée.

Les chercheurs de l’Université de Radboud au Pays-Bas ont souhaité mieux connaitre les séquelles de la COVID-19 sur des patients qui ont été hospitalisés pour des formes modérées à grave (réanimation) de la COVID-19. 124 patients ont été suivis à 3 mois après leur sortie de l’hôpital. Sur ces 124 patients, 51 avaient présenté un tableau de COVID-19 modéré, et 46 un tableau sévère à très sévère. Ces patients sont à 60% des hommes et la moyenne d’âge est de 60 ans.  

Pour la très grande majorité d’entre eux (99%) les images radiologiques de leurs poumons ont montré des signes d’amélioration, et pour plus de 40% d’entre eux elles ont même été considérées comme normales.

D’autres signes comme la fatigue, la mobilité, les capacités cognitives ont également été évaluées. Il en ressort que les patients présentent, à des degrés divers, des atteintes physiques et psychologiques pour un tiers d’entre eux environ.  

Les auteurs concluent néanmoins que, bien que ne pouvant se baser sur des résultats d’évaluation pré-COVID-19, les symptômes observés au cours de la convalescence sur une cohorte de patients ayant présentés des COVID-19 de différents niveaux de gravité permet de mieux évaluer le tableau symptomatologique dans le cadre général. Ainsi, même si radiologiquement les atteintes pulmonaires semblent régresser dans la très grande majorité des cas, les signes cliniques restent prégnants.

Et de conclure que la connaissance des symptômes associés aux formes longues de la COVID-19 ne fait que débuter ; il convient donc d’établir au mieux les corrélations entre certains paramètres et ces formes longues pouvant potentiellement donner lieu à des études dédiées à la recherche de leurs mécanismes physiopathologiques.


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